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Boomerang, Sébastien Trapenard. France Inter.

http://www.franceinter.fr/emission-boomerang

   Aujourd'hui, "Quand l'histoire familiale devient source d'inspiration".

   Ca fait plusieurs fois que ce thème est évoqué, sur France Inter, ou ailleurs.

   Il est vrai, qu'il semble que les familles, en cette rentrée, soient bien plus sources d'inspiration, que ça ne l'a jamais été. Ne cherchez pas, c'est moi, qui en suis entièrement responsable.....

   Non pas que ma famille, si elle n'est pas géniale, soit pire qu'une autre. Simplement,  au cours de ces dernières années, il est souvent arrivé que je la scrutte, que je l'observe, et que je la dissèque, dans le but de faire partager certaines constatations, qui de toute évidence, pouvaient offrir des opportunités de reflexions, pour pas mal de monde.

   En ce qui me concerne, je crois maitriser assez bien, même si ça semble prétentieux, le fait de savoir pourquoi, et comment exploiter une histoire familiale.

   De façon générale, il est juste fondamental de garder à l'esprit, que d'écrire sur sa propre histoire, ou sa propre famille, en aucun cas, ne saurait remplacer un véritable travail thérapeutique, qui, même s'il ne parle pas exclusivement de la famille d'origine, en parle obligatoirement, pour une grande part, et pour cause, puisque c'est elle qui nous a vu grandir.

   Les raisons sont multiples. La principale, n'est rien de moins, que le fait que chaque membre d'une famille, perçoit cette dernière de sa propre place, avec son regard personnel, qui est souvent bien différent des regards des autres membres de la même famille, ce qui est bien normal.

  La seconde, repose simplement sur le fait, que d'écrire sur sa famille, peut être perçu eventuellement, comme une forme d'atteinte, à la dignité de cette dernière, avec les conséquences sur les relations affectives, que celà comporte.

   Enfin, la troisième, la plus importante, si l'on a parfaitement conscience que c'est là, principalement que se trouve la base des souffrances, qu'on ait à traiter, consiste à prendre conscience, qu'un thérapeute, lui, offrira un regard parfaitement indépendant, extérieur, et bienveillant (contrairement à ce que pensent certains) sur une famille, multipliant ainsi, de façon considérable, les différentes opportunités, qui s'offrent à vous, pour modifier le regard qu'on porte sur cette dernière......

    Il existe aussi une autre raison, qui est la plus logique, et qui saute aux yeux, qui réside, dans le fait, que sachant qu'on écrit, pour être publié, on se soucie, toujours, quoi, qu'en disent certains, de ce que la personne, qui ait inspiré, pensera, si d'aventure, elle se reconnait,alors, on s'autosensure.

    Bien sûr, il y a la méthode la plus usuelle, que je pratique, moi, qui consiste simplement, à changer les noms et prénoms. Ensuite, pour peu que certains se sentent visés, ça n'est que le signe généralement, du fait, que vous avez du dire par écrit, ce qui dérange....

    Chacun, est en effet, libre de vivre, d'ecrire, de rêver, et de créer, et de penser ce que bon lui semble, que ce soit au sein des familles, ou à l'extérieur.....

    De façon générale, l'idéal pour moi, il me semble, consiste à travailler, en psychothérapie, en amont, et de n'écrire que plusieurs années ensuite, ce que j'ai fait, moi,  de telle sorte que la moindre rancoeur soit évaporée. De cette façon, n'étant pas mal intentionné, de quelque façon que ce soit, il devient beaucoup plus agréable pour un écrivain, de travailler sur sa famille.

   Je sais que beaucoup de romanciers, notamment, se retrouvent poursuivis en Justice, pour diffamation, parce qu'ils reconnaissent leur histoire, que ce soit au sein des familles, ou ailleurs....

   Pour moi, des l'instant qu'il est écrit "Roman", et que les noms sont changés, l'auteur est inattaquable..... Reste à s'amuser, ensuite, du fait, que si certaines personnes, se sentent blessées, par certains faits, qui sont rapportés, ou certaines descriptions, ou anecdotes peu flatteuses, c'est peut être simplement, parce qu'il existe de bonnes raisons.

   Si moi, j'ai le sentiment d'avoir dépassé ce type de préoccupation,  et depuis bien des années,  je pense que certaines personnes, qui ont été tellement malmenées par leurs familles d'origine, sont bel et bien autorisées, quoi, qu'en pensent certains, à se défendre, que ce soit de cette façon, ou bien autrement.

   Je veux dire que comme n'importe quel être humain, ce qui importe, c'est de vivre, et pour certains, de survivre. Et pour celà, rien ne vaut l'écriture.

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