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La tombe.

Ce calligramme,  ne fût pas le premier, que j'ai peint.

 Mais l'un des premiers, probablement.

  Une pulsion irrésistible, m'avait fait écrire une petite histoire, où je me mettais en scène, moi, petite fille, au moment, où je venais de subir, "le pire qu'un homme faire, à une petite fille", comme je l'avais alors expliqué  mes trois filles, un jour.

  Je fonctionne toujours par images, aussi, celle du champs de coquelicots,  s'imposât elle,  assez facilement,  d'autant plus que le rouge du coquelicot, rappelait le sang,  et donc, la mort, comme dans la chanson, de Mouloudji, mais ce fût ensuite seulement, que je faisais le rapprochement.

  Ce jour là, j'étais dans un etat émotif extrêmement profond, parce que je réalisais, quelque chose, dont je soupçonnais, véritablement,  que ça bouleverserait ma vie, à tout jamais.

 Vous savez, quand vous devez, faire un truc, hyper grave, et hyper important, et vous êtes un fond, devant l’obstacle, hyper concentré, et motivé, pour enfin, en découdre.

 C’est que ça faisait, mine de rien, environ une trentaine d’année, que ce connard m’avait détruite, et j’étais bien décidée, ce jour là, lui faire la peau dans les grandes largeurs.

 j'avais la pelle, à Albert Dupontel (un de mes mentors, au cinéma),  et avec cette pelle, je tuais un sanglier(symbole du pédophile), uniquement armée de cette pelle, jusqu'à ce que mort s'en suive.

 A grands coups de pelle dans la gueule, quoi, pour dire les choses, plus explicitement.

Le garçonnet dont je parle n'est autre que Thomas Fersen, lui même, enfant.

 Ce qui est interpellant, réside dans le fait, qu’à aucun moment, je m’en souviens fort bien,  il ne m’encourage, ou ne cherche à m’en dissuader, pas plus, qu’il ne m’aide, physiquement à le tuer.

 Non, absolument pas, « il est là », simplement.

 Ce que j’ai ressenti, en peignant ce calligramme, est une expérience, que peu d’artistes peut être, peuvent ressentir.

 J’étais tellement, positivement bouleversée, alors  que j’avais le sentiment, d’avoir sorti de mes tripes, une quantité d’immondice, tellement énorme, que je me sentais légère comme une plume, avec par ce calligramme,  ces immondices entièrement transformés.

 Moi, qui de façon générale, ne prêche surtout pas pour une telle vengeance, le fait de l’avoir tué, symboliquement, de façon aussi certaine, eût pour conséquence que je n’avais pas osé signer mon crime, heu, mon calligramme, c’est vous dire.

 D’autre part, je ne pouvais pas conserver ce calligramme si précieux, chez moi, j’aurai eu le sentiment d’abriter son cadavre, dans ma propre maison, ou dans mon atelier !

 Alors, je l’avais offert à Thomas Fersen, en le prévenant que je le lui déposais, chez Tôt ou Tard, qui était son label, à l’époque.

 J’écrivais à Thomas Fersen, en grande quantité à l’époque, ça remonte, à environ 18 ans, mais considérant le fait que déjà, j’avais commencé à transformer cette histoire traumatique, de façon différente, j’avais écrit quelques poèmes, et quelques chansons qui l’évoquait, mais de façon effleurées, simplement, aussi, j’imagine que malgré le bienfait, que j’avais alors ressenti, aucune de ces petites œuvres, n’était parvenu à me bouleverser, dans une telle proportion.

  Alors, je comprenais, que Thomas, enfin, je le suppose, ait du prendre mon enthousiasme sur ce point, avec la plus grande prudence, du genre, « t’affole pas poulette, attends un peu que ça se tasse, pour y voir plus clair »…..

 Mais les semaines et les mois qui suivirent confirmèrent  véritablement, ce que j’avais ressenti.

 J’ai réécrit à Thomas Fersen, dernièrement, au sujet de ce calligramme uniquement, pour lui demander l’autorisation de pouvoir le numériser comme mes autres œuvres, de telle sorte que je puisse le proposer à la vente, comme n’importe lequel autre de mes calligrammes, ou de mes tableaux.

féminisme émancipation pédophilie

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