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SEC ACTEUR. SECATEUR.

SECATEUR.

    Il m’arrivait assez souvent d’en rire, je dois avouer… Par le passé.

   Et si je n’en ris plus qu’aujourd’hui, pour être franche, c’est uniquement parce que depuis plusieurs années je n’ai guère le loisir de jardiner quasiment, ou bien dans des conditions psychologiques telles, que je ne peux m’investir, affectivement, dans le jardin qui est le mien, véritablement….Une pelouse qui a la sale manie de pousser, alors qu’elle serait bien « inspirée » de ne pas pousser…

   Autant demander au soleil  de rester couché, de demander au chien de cesser d’aboyer, et de prier  la caravane de repasser la pile de chemises  de ma moitié.

   Qui qu’il en soit,  à l’époque où je jardinais dans un jardin que j’investissais affectivement j’avais des arbres des arbustes,  en plus des fleurs vivaces, généralement,  ce qui m’obligeait à jouer du sécateur…..

  Et déontologiquement ou j’irai même jusqu’ dire, « philosophiquement » je n’ai jamais été copine avec un truc qui coupe.

   Oui je sais, certains jardiniers, tous je suppose, vont penser que je suis folle… mais comme je suis une herbe, une branche un arbre une fleur, les qualifier de fous ou de folles, ne  me pose aucun problème.

 Je suis une plante « volubile »…

   Imaginerait-on effectivement, qu’un enfant ou une petite fille qui lève la main pour prendre la parole s’en voit interdite ?

   Si l’on observe la nature, jusqu’à preuve du contraire , il ne se trouve personne qui sévit avec un sécateur.

 En fait, je vais vous dire, ça me fait vraiment rigoler parce que je sais fort bien qu’il est nécessaire souvent de couper…. ET j’AIME PAS CA…..

 Je suis comme Idefix…. Je ne lâche pas le morceau……

 Lui, se met à pleurer quand on arrache un arbre…..

 Alors qu’on se rassure, j’essaie de me soigner.…

    Des l’instant que l’on prétend cultiver des plantes qui ont été un temps sit peu améliorées par l’homme, voir sélectionnées, on ne peut éviter…..

   Un simple ri osier,  hormis les « véritables sauvagaeons », dont la variété la plus récente s’appelle « casse toi pauvre con », nécessite qu’on se le  dise, bien plus un tuteur, pour  ne pas dire « un bon mentor » bien plus qu’un « sécateur castrateur » en forme d’insultes.

   Alors quand je déambulais dans mon jardin souvent tôt le matin,  en sabots et pyjama, pour aller dire bonjour à une rose qu’avait pointé son bouton la veille, non pas de ci bonne heure le secateur à la main…..

   Le problème ne réside jamais ailleurs en fin de compte que dans le fait que l’on désire que les scènes de jardin, soient véritablement conformes, à notre désir…..

   Mais dans la nature qui se préoccupe donc de savoir si telle branche est parfaitement disproportionnée vis-à-vis de l’ensemble de la silhouette d’un arbuste ?

 Dite moi ?

    Croyez-vous véritablement, que « le » mésange va s’en soucier pour aller conter fleurette, à sa promise, et assurer sa descendance ?

    Oui je sais, j’ai bien dit « le mésange »……

 Il se trouve que pour information les Anges n’ont pas de sexe… Enfin c’est ce que l’on dit.

    Mais dans ce cas, comme j’avais dit un jour à monsieur Barou, mon prof de science naturelles en cinquième, au sujet des plantes, dont encore personne n’avaient envisagé de coller leurs ébats sur « youporn »…..

    « Ha oui elles n’ont pas d sexe… ET bien j’aimerai bien qu’on m’explique comment elles font alors pour se reproduire »…..

    Et là, tout le monde a été interloqué… mon prof, m’a regardé les yeux écarquillés…. Et m’a dit solennellement Françoise Niel, je vous mets  tout de suite un 18 !

    Pour la petite histoire, je tiens juste à vous informer que c’est suite à cette excellente note, qu’une de mes filles, en la personne de Nicolette Feroni, a décidé de devenir professeur de science et vie de la Terre.

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 SEC ACTEURS.

 Je dirai même « cassant ».

     Quand on dit un texte que donc, on cautionne,  et qu’on fait sien, il arrive qu’on ait du mordant, du panache, pour ne pas dire « de la verve »…..

    Le jardinier aussi avec son sécateur, quelquefois, est « cassant » vis-à-vis de la branche « qui lui fait de l’ombre ».

    Il est amusant d’observer soit dit en passant à quel point le vocabulaire « fleuri », qu’on emploie est à l’image de ce que l’on aime, ou à défaut du milieu culturel d’où l’on vient.

    J’entends encore mon père, croisant le regard d’un copain, qu’il n’avait pas vu depuis longtemps. « salut vielle branche »…..

Couper « par devoir ».

 Je n’ai jamais aimé les devoirs.

 Même couper des fleurs, pour les mettre dans un vase ça m’a toujours gonflée.

 Je n’y peux rien c’est comme ça.

     Il y a une vingtaine d’années environ, j’allais au marché de Pavilly, avec 5 bouquets cueillis dans mon jardin.  C’était encore des francs à l’époque. Rien que de couper les fleurs le matin même, si mon bouquet était joli, me crevait le cœur. Mais je le faisais. Je me l’imposais.

 Je déployais un baratin pas imaginable, pour les  vendre.

 Helas, il arrivait quelquefois, qu’il m’en reste un.

 CATASTROPHE.

    A chaque fois, revenant avec ce bouquet qui était pour moi autant de vie, volée à la plante que j’avais lâchement privée, j’étais dans une colère noire, parce que ça me gâchait l’humeur pour la journée entière……

 Au bout de quelque temps, je réalisais que c’était peine perdue.

    Chaque plante, pour moi est un être vivant….. Quand je vends (encore aujourd’hui), les petits godets qui sont issus soit de mes semis, soit de mes boutures, si je ne les vends pas, je reviens avec et ça ne me pose aucun problème.

   Chaque matin je fais mon petit tour et je visite ma petite portée… je leur donne à boire exactement comme je donnerai à manger à un jeune enfant ou un biberon à un bébé.

   En vérité le seul moment ou jouer du sécateur ne me pose vraiment aucun problème, c’est quand je pratique une taille de formation.

    Et ça n’est alors pour moi, acceptable quand je forme un arbre de haut jet qui sera en forme libre et qui donc, une fois formé n’aura que peu de chance de me voir intervenir. Je sais alors que mon sécateur ne sert que de guide à son épanouissement personnel, et que ses branches au bout de quelques années iront occuper un espace digne de son ambition, celle d’absorber les rayons bienfaisants de la lumière céleste, pour satisfaire par ses fleurs, la gourmandise des insectes pollinisateurs et des fruits qu’il sera sensé nous donner.

 L’image qui me vient à l’esprit en premier est celle d’un scion d’un an.

   J’avais réussi à le marchander chez Jacques Briant, comme cadeau lors d’une commande par correspondance.

 C’était un pommier boskop.

    Une autre fois, nous avions commandé un alignement de cerisiers fleurs « Shirofugen ». Il a la particularité,  d’être nettement moins guindé et plus recherché aussi, que le « kanzan » qu’on voit partout.

 C’est un rose pâle, juste merveilleux.

Ses branches sont elles aussi un peu folles,  et aventureuses.

   Il nous en fallait environ une dizaine. Inutile de vous dire que la facture était salée…. Comme ils étaient greffés en pied je décidais donc, de les former moi même.

Mon mari était admiratif de ma détermination,  et surtout de mon assurance, dans le domaine.

   Je n’avais pas particulièrement noté les années, les tailles etc…..  J’ai juste en mémoire les différentes étapes… La suppression de la moindre brindille, qui partait du tronc, à l’horizontale, en dessous de la hauteur de la tête, que je supprimais irrémédiablement.

   Puis vint le moment fatidique ou il fallait au contraire couper la tête pour que se forme véritablement, la tête de l’arbre. Nous avons pris un gabarit pour que chaque arbre soit à la même hauteur.

    Pendant la saison qui suivit nous observions avec quelle sagesse les charpentières, poussaient à l’horizontale.

Puis l’année qui suivit, je coupais chacune des charpentières à une longueur donnée….

  Les années suivantes, je n’intervenais plus…. Ils menaient leurs existences.

  Le tronc, lui « suivait bien » ; je craignais souvent que ces derniers ne soient pas assez forts, pour l’ampleur de la ramure.

    Mon père m’expliquât alors, que jadis, pour renforcer les troncs des cerisiers, en pays de Caux, on faisait une sorte de coupure à la verticale sur toute la hauteur, afin que le tronc grossisse plus vite et que l’arbre soit plus solide.

    Inutile de préciser que le greffoir doit être stérile et restérilisé entre chaque arbre. La flamme d’un briquet  fait bien l’affaire. Pas certaine que j’avais pris cette précaution à l’époque et je ne me souviens plus vraiment, quelle en avait été l’efficacité.

    Puis un été,  alors que la première pousse de l’année de 40 cm environ, n’était pas encore aoutée,  un vent écorner les bœufs  mit en péril, notre bel alignement .

 Nous avions alors bravé Eole pour poser l’escabeau sur chacun de nos protégé pour en réduire la ramure e ainsi, limiter la prise au vent ;

 L’un d’eux, particulièrement avait comme on dit vulgairement « morflé » ;

   Le tronc, non pas cassé franchement, avait été comme tordu, sur plus d’un mètre de hauteur, au point que le centre du tronc était visible….

 Je n’y croyais pas.

 Nous avions tenté le tout pour le tout.

   Nous avions littéralement emmailloté le cœur du centre de la tête, avec une chambre à air de vélo de telle sorte que le caoutchouc protège le bois du câble qu’on installerait.

   On corrigeât l’outrance des méfaits de la tempête…. On installât un tendeur comme pour les fils de clôture, et avions redressé le tout.

    Un énorme badigeon de cicatrisant, sur les plaies et nous n’avions plus qu’à laisser faire le temps.……

Ce que je craignais, moi, résidait plus, dans les tempêtes futures à venir….. Mais jusqu’à lors tout a bien tenu.

    Les années suivantes comme nous avions coupé de façon moindre, les pousses  avaient été moins vigoureuses et donc, la sève moins vive avait plus porté sur la solidité des arbres que sur une croissance véritablement forte. Et la plaie cicatrisât très bien.

 En cours d'écriture.

 

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