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"S"opposer à la banalisation de l'avortement, est un devoir moral".

 Recueilli par Gauthier Vaillant, le 07/07/2017 à 14h40.

ENTRETIEN Le Père Dominique Foyer, théologien, enseignant à l’Université catholique de Lille, revient sur les controverses sur l’avortement, réactivées au moment du décès de Simone Veil, qui fit adopter la dépénalisation de l’avortement en 1975.

Le Père Dominique Foyer le jeudi 3 mars lors d’une conférence à Cambrai, Hauts-de-France , le 3 mars 2016.
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  Le Père Dominique Foyer le jeudi 3 mars lors d’une conférence à Cambrai, Hauts-de-France , le 3 mars 2016. / Diocèse de Cambrai

  La Croix : Le décès de Simone Veil a été l’occasion pour certains catholiques de redire leur opposition à l’avortement. Beaucoup ont estimé que ces prises de position étaient malvenues à ce moment-là. Partagez-vous cette critique ?

  Père Dominique Foyer : Il n’y a pas de « bon » ou de « mauvais » moment pour exprimer son opposition à quelque chose de négatif.

  Visiblement, il y a des le depart, parti pris, moi, je pense le contraire, puisque le pense que le droit à l'avortement, est un droit fondamental, et je dirai même, parfaitement assimilable, au drtoits de l'hommes.

  Je rappelle qu'il importe de ne pas confondre, cautionner le droit à l'avortement, avec cautionner l'avortement, en lui même.

  La vraie raison d'être du droit à l'avortement, c'est de sortir certaines femmes, de la détresse, dans laquelle ellesse trouvent, et cette detresse là, visiblement, ce prêtre, dont le nom, est pour le moins sujet à sourire, vu ses propos, y est complètement imperméable, ce qui me semble fort inquietant, quand on fait partie de l'Eglise Catholique.

Ce qu’il faut prendre en considération avant tout, c’est la gravité d’une situation. Or, aujourd’hui comme en 1975, la situation est grave : il s’agit toujours du respect de la vie humaine.

  Et bien precisement, visiblement, vous n'avez de considération, que pour le foetus, et absolument pas, pour la femme, dont il est question, que vous rduisez purement, et simplement, à un ventre.

  Cette posture, rappelle exactement, l'attitude de daesh, qui eux aussi, ne voient dans la femme, que le ventre qui sert à la reproduction,  au détriment, de tout le reste, que pourtant, elle est parfaitement susceptible d'apporter, dans n'importe quelle société, quelque soit la religion.

  Jusqu'à deux mois de grossesse, ce qui se trouve dans le ventre d'une femme enceinte, n'est pas encore un être humain, le corps de la femme qui le porte, SI.

  Quand Madame Veil est montée à la tribune de l’Assemblée nationale pour présenter le projet de loi portant sur l’interruption de grossesse, elle n’a pas hésité à parler du drame des femmes confrontées à l’avortement, ni à dire qu’elle considérait l’interruption de grossesse comme une solution de dernier recours. Elle voulait protéger les femmes qui mettaient leur vie en danger en recourant à l’avortement dans des conditions de clandestinité.

  Contrairement à ce qu’on répète volontiers, elle n’a jamais parlé d’un quelconque « droit » à l’avortement. Il me semble que ce n’est pas manquer de respect à sa mémoire que d’exprimer les mêmes réticences qu’elle vis-à-vis d’une pratique qui, même si elle protège la santé et la vie des femmes, consiste à mettre fin à une existence humaine innocente et sans défense.

  C'est bien de droit à l'avortement, dont il est question, puisqu'il s'agit de l'autorisation de pratiquer un avortement, pour une raison de choix personnel, qui généralement, vaut situation de détresse, même si ça n'est pas systèmatique, et que d'avoir l'autorisation de faire pratiquer un acte medical, sachant que la Loi vous y autorise, et qu'on ne risque d'être poursuivie, pour celà, c'est bien de droit, dont il est question.

  Utiliser un tel argument, trahit une malhonneteté intellectuelle, qui prête véritablement à rire, et qui traduit surtout, à quel point la detresse de la femme, vous est étrangère.

  Je n'ose imaginer, ce qu'il doit se dire, dans le secret de la confession, en pareil cas, si celà vous arrive, "chez monsieur".

 Et jusqu'à preuve du contraire, quand une loi, est votée, c'est bien de droit, dont il est question.

 C'est vraiment, ce qu'on appelle prendre les gens, pour des cons. 

 Et là, en l'occurence, les croyantes pour des connes.

  Comme souvent, les mots de certains opposants à l’avortement ont été critiqués pour leur brutalité, notamment le tweet de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne (1). Le pape François lui-même a eu des mots très forts sur l’avortement par le passé, parlant de « mal absolu » et de « crime ». Vous semble-t-il possible de s’opposer à l’IVG, ou du moins de porter un discours alternatif, sans risquer de blesser des personnes ?

P. D. F. : La vérité est souvent brutale. Les mots peuvent être ressentis comme « durs » ou « intransigeants ». Ceux qu’a employés le pape François ne doivent pas nous surprendre. Ils sont dans la droite ligne de ce qu’écrivait le Concile Vatican II en 1965 : « La vie doit être sauvegardée avec un soin extrême dès la conception : l’avortement et l’infanticide sont des crimes abominables » (constitution Gaudium et spes sur l’Église dans le monde de ce temps, n° 51).

   Oui, ha, ça, parlons en... C'est précisément, en ayant recours à l'avortement, dans certaines circonstances, qu'on permet d'éviter certains infanticides, dans le cas d'absence absolue d'instinct maternel, il faut lire un peu de temps en temps, autre chose de vos breviaires, et que votre bible visiblement, et prendre quelques cours de psychologie,  sur la notion d'instinct maternel, "qui ne va pas de soi".

   Parce que une femme, comme n'importe quel mamaifère, n'a pas toujours, l'instinct meaternel, chevillé au corps.

 Et puisqu'on parle ENFANTS, j'ai trouvé dans le journal "la croix", un article, parfaitement interpellant, sur l'hopital pediatrique du vatican, c'est ici:

http://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Pape/enquete-accablante-met-cause-lhopital-pediatrique-Vatican-2017-07-03-1200860030?utm_source=Newsletter&utm_medium=email&utm_content=20170708&utm_campaign=NEWSLETTER__CRX_PERSONNALISEE&PMID=d3b8e7a46ec987d375bb0a9bd2ce7a8c&_ope=eyJndWlkIjoiZDNiOGU3YTQ2ZWM5ODdkMzc1YmIwYTliZDJjZTdhOGMifQ==

  Notons que ces mots très fermes ne visent pas les personnes qui ont recours à l’avortement. Il s’agit ici de porter un jugement moral et spirituel sur des pratiques, sur des actes, restant sauve la nécessité d’apprécier au plus juste la responsabilité personnelle et collective de ceux qui les font, les organisent ou les encouragent.

  Encourager l'avortement ? Elle est bien bonne, celle là, sortir de telles âneries, ça devrait être interdit.

  Les planning familiaux, sont là justement, pour fournir des informations, avant tout pour prévenir, afin d'éviter, que le recours à l'avortement, n'arrive. Et cet abvortement, n'est proposé que pour repondre à une situation de detresse, et rien de plus.

  Là, encore, je vois qu'il existe une veritable meconnaissance, du probleme.  C'est le rôle premier, des planning familiaux que de s'en charger.

  Mais ce que je trouve interpellant, c'est que ce rôle de prévention des planning familiaux, n'est abslument pas pris en considération, alors, à moins que le clergé n'ait l'intention, de fournir des cours d'éducation sexuelle, alors qu'on voit avec quelle difficultés, par contre, il est capable de collaborer, pour dénoncer les prêtres pédophiles, je ne saurai trop recommander, à ces "messieurs", de se mêler de leurs soutanes.

  Non seulement il est possible de s’opposer à la banalisation de la pratique de l’avortement, mais c’est un devoir moral que de s’y opposer. Car, en définitive, ou bien l’avortement est une « bonne pratique » et dans ce cas il faut le favoriser et même l’encourager, ou bien c’est une « mauvaise pratique » et dans ce cas, il faut en limiter l’usage le plus possible en proposant des solutions alternatives.

  Le droit à l'avortement, n'a pas à être considéré comme une bonne pratique, ou une mauvaise pratique, pas plus, soit dit en passant, que la volonté délibérée d'imposer l'abstinance, à un postulant prêtre au seul prétexte, qu'il croit en Dieu, et souhaiterait devenir prêtre !

  Ha, oui, tiens, si on parlait, des raisons d'être, du voeu de chasteté, dans la religion catholique ?

  Le droit à l'avortement, pour moi, est un droit fondamental, qui n'a pour seule raison d'être,  que de repondre à une situation d'urgence, et de detresse.

  Deux  situations peuvent justifier, le fait, de souhaiter interrompre sa grossesse.

 d'une part, la detresse sociale, et d'autre part, la detresse psychologique.

  Dans l'hypothèse, où la detresse n'est que materielle, et financière, j'ai toujours, défendu alors, le fait, de lui sugger s de le garder, et de la soutenir, materiellement, et psychologiquement,  par le biais d'une association.

   C'est là, et uniquement, dans le cas decette seule detresse là, que je qualifierai de sociale, qu'un avoetement, serait effectivement traumatisant.

   Mais dans l'hypothèse, ou une jeune femme, ou une femme, souhaite avorter, pour des raions, qui n'ont rien à voir, avec la situation siciale, materielle ou financière, et qu'elle persiste elle doit pouvoir avoter, et surtout, être accompagnée, et soutenue, parce que ces raisons, ne peuvent être autres, que douloureuses.

  C'est là, et uniquement, là que se trouve le vrai défaut, des anti avortement, c'est qu'il sont incompétants, pour dicerner, en quoi, pourquoi, et comment, une femme peut ne pas être en mesure, d'assumer, un bébé qui arrive.

  Ils sont en fait, parfaitement imperméables à leur souffrance, et ne voient que le ventre.... Je trouve ça vraiment terrifiant.

 En cours de commentaire.

  C’est ici qu’un « discours alternatif » peut trouver sa place : à côté de la condamnation franche d’une pratique inhumaine, l’Église doit aussi parler avec compassion et miséricorde aux personnes concernées, les femmes enceintes en premier lieu.

Quarante ans après la loi Veil, et alors qu’elle est parfaitement acceptée par l’immense majorité des Français, cela a-t-il encore du sens de s’y opposer ?

P. D. F. : Il ne faut jamais baisser les bras quand on a conscience de lutter pour la vérité et pour la justice. On ne doit pas s’opposer aux lois de la République, sauf quand elles sont manifestement en rupture avec les lois fondamentales de l’humanité, notamment dans le domaine du respect des droits humains. Rappelons seulement que le droit à voir sa vie protégée dès son commencement est un de ces droits fondamentaux. La vie humaine est là dès la conception de l’embryon. Lui porter atteinte est un meurtre.

  Dire qu’on s’oppose à la loi Veil n’a plus grand sens aujourd’hui, car elle a fait l’objet de multiples modifications qui l’ont complètement dénaturée : les lois Aubry et Roudy, par exemple, ont modifié substantiellement les conditions d’accès à l’IVG initialement prévues par Mme Veil. Le volet « prévention des grossesses non désirées » et « éducation à la fécondité responsable » ont été largement négligés. On s’est gargarisé d’un prétendu « droit des femmes à disposer de leur corps » en omettant les aspects préventifs et éducatifs. On peut dire, avec le recul, que certains choix politiques ou idéologiques ont contribué à la dérive actuelle.

  Une réflexion sérieuse sur les situations de détresse qui conduisent à recourir à l’avortement nous pousserait à rechercher d’autres solutions et sans doute à en trouver. Beaucoup d’avortements pourraient être évités aujourd’hui si les femmes qui y recourent se sentaient moins seules, moins abandonnées à leur sort.

Recueilli par Gauthier Vaillant

(1) « Je prie pour Simone Veil, car « l’avortement n’est pas un moindre mal, c’est le mal absolu, le meurtre d’une vie innocente » (pape François) »

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