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Le rôle de rire, et de l'humour, face à la maladie, et au cancer, en particulier.

    Que l'humour et le rire, aient toujours été thérapeutiques, est une notion, pourtant évidente, mais que visiblement, certains n'ont pas encore imprimés...

   Je ne sais pas d'où ça vient.

   Enfin, je veux dire que je ne comprends pas comment cette notion fondamentale, ait pu être négligée à ce point. Comme si la compassion, et la bienveillance, des soignants,  n'ait jamais pu être compatible avec le plaisir d'une bonn crise de rire....

   Il est vrai, qu'avec mon père, bien qu'il n'en ai jamais fait une spécialité, c'était une seconde nature...

   J'ai en mémoire, quand j'étais adolescente, ma tante Colette, hospitalisée, à Charles Nicolle... Elle était atteinte d'un cancer au pancréas, en phase terminale.

  C'était ma marraine, et pour moi, d'imaginer que ce soit le crabe, qui finisse par avoir raison d'elle, et de ses rires, m'était insupportable.

   Un dernier après midi, je sentais que c'était la dernière fois. Je n'avais pas osé entrer dans la pièce. C'était stupide.

   Mon père laissat parler sa nature véritable.....

   Je ne sais absolument pas quelles conneries il avait bien pu lui raconter, j'entendais juste, du couloir, ses rires à elle, et ses éclats de voix, à lui... Il la considerait comme sa petite soeur, elle était toujours fourrée chez nous, enfin, souvent.

   Il avait passé une heure avec elle, il l'avait embarquée, mentalement, dans des contrées que seul lui, devait connaitre, tellement loin, des réalités de la souffrance et de la peur, qu'elle subissait...... Au fur et à mesure que le temps passait, j'entendais sa voix, à elle, plus apaisée, parmi les rires....

 Puis il est sorti.....Il me semble me souvenir, qu'il avait du mal à cacher son émotion.

   J'ai sangloté pas mal, réalisant, avec stupeur, et émerveillement, le pouvoir qu'il avait, spontannement, comme ça, de remonter les galoches, à n'importe qui, lui intimant l'ordre, par ses bras de rires interposés, de sombrer.....

   Son émotion, traduisait parallèlement, son implacable consicence, du fait qu'il avait conscience, qu'il ne changerait pas le cours des choses. Mais au moins avait il permis qu'elle oublie ce qui l'attendait, ne serait ce qu'une heure.

   Dans l'émission de "toute une histoire", hier, nous avons pu voir certains témoignages, absolument bouleversants, sur le rôle fondamental, que tient la famille, quand elle se sent concernée.

http://www.france2.fr/emissions/toute-une-histoire

   Oui, je sais, ça fait un peu désordre, de préciser, mais moi, j'ai connu une femme qui était mariée, et le jour où elle a annoncé à son mari qu'elle était atteinte d'un cancer, non seulement, il ne l'a pas soutenue, mais en plus, il a décidé que de toute façon, il avait décidé de partir.

 Dieu soit loué, le plus souvent, ça n'est pas ce qui se produit.

   De façon générale, ce qu'il importe de comprendre, c'est que n'importe quelle tuile, qui nous arrive, provoque une souffrance. Cette souffrance, il faut bien en faire quelque chose....Sinon, elle vous empoisonne.

 Certains écrivent des livres, ou en font des chansons, ou autre.

   Il peut arriver, que de transformer seul(e) cette souffrance, peut être insuffisemment thérapeutique, la raison réside dans le fait, que cette souffrance là, vient se croiser, d'une part, avec l'origine psychologique de la maladie ' (par la somatisation, qui a fini par fabriquer le cancer en question), quelquefois, ou d'autres souffrances, que le ou la malade, a subi depuis sa naissance....

   Alors, il peut être necessaire de se faire aider par un psychologue.... Eventuellement.

   Mais que ce soit pendant le traitement, ou ensuite, en rémission, ou même, si l'on se sait condamné, le fait d'écrire, peut de toute façon, être théraptique, dès l'instant, qu'il se manifeste, par un besoin urgent.

   Alors, là, si le besoin se fait sentir, de le satisfaire rend la démarche thérapeutique, de toute façon.

   Ce qu'il faut bien comprendre, aussi, et qui est extrêmement important, c'est que d'en faire, quelque chose d'artitique, permet d'ouvrir la voie, à d'autres victimes, ou malades, qui elles aussi alors, prenant exemple, un peu comme une référence, ouvre une nouvelle voie d'espérance.... Et ça, c'est extrêmement précieux, pour les malades, qui cherchent comment retrouver une nouvelle raison d'espérer.

   Pour info, c'est moi, ce que j'ai fait, avec Didie Bridgewater, Barbara, et Juliette Gréco, qui sont toutes les trois, des anciennes traumatisées sexuelles.

 Au plus profond des abysses où moi, je me trouvais, je me disais "Mais la guérison véritable, elle est possible, puisqu'elles elles y sont arrivées".... alors :

 

"Pourquoi pas moi".

 Et bien pour n'importe quelle souffrance, il en est de même.

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